mardi 21 février 2012

Des cartouches de cigarettes à...

17€!!
Combien coûtent les cartouches de Camel ou de Marlboro en France déjà?? 60€ il me semble...
Au Duty Free de l'Hôtel Joffre à Tamatave (situé Boulevard Joffre), vous trouverez des cartouches de Camel à 17€!!!
Il y a toutes sortes de marques des Gauloises jusqu'aux Marlboro...entres autres!




mercredi 15 février 2012

L'enfant de Madagascar...

Aussi étrange que cela puisse paraître, un enfant porte, dès sa naissance, un grand poids sur ses petites épaules, car dès qu'il pousse ses premiers vagissements en se retrouvant à l'air libre, il est déjà investi de toutes sortes d'obligations envers sa famille et la société.
L'arrivée d'un nouveau-né dans une famille n'est pas un fait anodin car elle répond d'abord à un besoin fondamental: celui de la garantie de la pérennité de la lignée, chose très importante chez les Malagasy car l'extinction de celle-ci est une idée que beaucoup jugent insupportable.


Suivant son sexe, l'enfant est prédestiné à remplir un rôle précis: un garçon sera l'héritier, le successeur, le remplaçant de son père en cas de disparition de ce dernier, le soutien de sa famille, le rempart de ses soeurs, le gardien du patrimoine familial, le travailleur de la terre, le recours de ses soeurs en difficulté dans leurs ménages, le soldat défenseur de sa patrie, l'incarnation du devoir à accomplir.
Une fille sera l'auxiliaire de sa mère dans les tâches ménagères, celle qui va ramasser du bois, qui cherchera de l'eau à la fontaine, qui pilera le riz.
Ces futures attributions de l'enfant sont évoquées dans la formule de félicitations adressée à une nouvelle accouchée: "Félicitations car vous avez maintenant un laboureur, si c'est un garçon ou une chercheuse d'eau si c'est une fille".


Quand l'enfant à 5 mois et commence à s'asseoir, ses parents le portent sur le dos pour le bercer ou pendant leur déplacement, un mode de portage généralisé dans tout Madagascar et qu'on appelle "Babena" (porter sur le dos).
Cette obligation des parents envers leur progéniture dure jusqu'à ce que l'enfant marche et une fois devenu adulte, ce dernier revaut à ses parents leur fatigue de l'avoir porté sur leur dos en leur témoignant sa reconnaissance, un acte dénommé "valimbabena" (littéralement la réplique au fait qu'ils l'aient porté sur le dos).


C'est pendant son enfance que l'enfant apprendra les règles de la société en imitant ce que font les adultes: respect de ceux qui ont les cheveux blancs et des plus âgés que lui (qu'ils soient de sa famille ou non), interdiction de s'asseoir, de manger ou de boire avant les parents ou les aînés, de prendre la parole avant eux,  de toucher au croupion de volaille, portion qui leur est réservée, de les laisser porter un fardeau quelconque, de marcher devant eux, de les dépasser au cours d'une marche sans l'annoncer......
Voilà quelques aperçus des obligations d'un enfant de Madagascar envers ses parents, sa famille, la société et jusqu'à maintenant, elles sont pour la plupart respectées.




Pourquoi cette prédilection en faveur du sexe mâle?


La réponse pourrait être la suivante: Aux yeux de la société malagasy, un garçon occupe une place importante dans la famille pour les différents rôles qu'il va jouer; alors qu'une fille, en se mariant, quitte famille et village pour suivre son mari ailleurs et pour ne plus revenir, sauf en cas de divorce par exemple.
Cela pourrait expliquer pourquoi les pères lèguent leurs terres aux garçons qui ont le devoir de demeurer aux côtés des parents pour veiller sur eux jusqu'à leur mort et pourquoi les filles ne reçoivent pas d'héritage mais se voient offrir des cadeaux comme quelques boeufs dans certaines régions du pays. Cette ligne de démarcation séparant garçons et filles est visible dans le choix des thèmes choisis pour l'attribution de leurs noms: de la virilité, de la force, rappel des responsabilités, du sens de l'honneur et de la dignité, du devoir à assumer aux garçons; et pour les filles, on évoque la grâce, l'amour, la beauté, le charme, la douceur et la fragilité.

Pour un visa de plus de 90 jours...

Voici la liste des pièces à fournir pour l'obtention d'un visa de séjour pour immigrants de plus de 90 jours...


PIECES COMMUNES:


=> Lettre d'intention à adresser à M. Le Consul Général de Madagascar
=> Passeport en cours de validité de plus de 6 mois
=> Formulaire dûment rempli et signé
=> Un photo d'identité
=> Justificatif de domicile: photocopie quittance EDF-GDF ou téléphone ou louer au nom du demandeur, titre de propriété ou contrat de location
=> Casier judiciaire, bulletin n°3 de moins de trois mois
=>Attestation de transport Aller/retour ou phocopie du billet Aller/retour d'un mois
=> Droits: 105,00€
=> Une enveloppe affranchie en recommandée avec A/R pour le retour du passeport


PIECES SPECIFIQUES


Pour les travailleurs:
=> Contrat de travail dûment visé par la Direction de l'Emploi à Madagascar
=> Attestation du dépôt de la demande d'autorisation d'emploi auprès du GUIDE délivrée par le Ministère de la Fonction Publique , du Travail et des lois


Regroupement familial:
=> Acte de maissance (enfants) ou photocopie acte de mariage (conjoint)
=> Photocopie passeport+ visa parents ou époux déjà établi à M/CAR
=> Certificat de résidence du conjoint malgache déjà établi à M/CAR


Retraités:
=> Attestation de mise à la retraite
=> Attestation bancaire que le compte à ouvrir à Madagascar sera régulièrement alimenté


Etudiants et/ou stagiaires:
=> Certificat d'inscription
=> Convention de stage signée par les deux établissements
=> Justification de ressources ou attestation de bourse
=> Certificat d'hébergement ou de prise en charge
=> Photocopie C.I.N ou C.I.E de l'hébergeant à M/CAR


Scientifiques:
=> Autorisation de recherches délivrée par le Ministère chargé de l'Enseignement Supérieur et/ou de la Recherche


Investisseurs:
1) Société
=> Photocopie du statut (visée par le Ministère de la Fonction Publique)
=> Photocopie du Procès Verbal de nomination du Gérant (visée par le Ministère de la Fonction Publique)
=> Attestation du dépôt de dossier auprès du GUIDE ( Guichet Unique d'Investissement)
2) Entreprises Individuelles
=> Attestation de dépôt de demande d'une Carte Professionnelle
=> Photocopie de la Carte de Numéro d'Identification Fiscale
=> Attestation du dépôt de dossier auprès du GUIDE 

samedi 11 février 2012

Cyclone prévu pour lundi 13 février 2012...

Giovanna devrait violemment frapper la côte est de Madagascar (Tamatave) le 13 février 2012 avec des rafales dépassant les 200 km/h...
Des pluies diluviennes se sont déjà abattues sur Tana dans la nuit de vendredi à samedi.


Ce cyclone sera de force 4/5..., il est attendu dans la nuit du 13 au 14 février.


Suite a çà, un tsunami est à craindre...ainsi que les maladies qui apparaitront à cause des pertes humaines et animales qui en découleront...


video
Vidéo du 13 février à 10h du matin: le calme avant la tempête!




video
Vidéo de midi: le ciel se couvre!




Je n'ai malheureusement pas pu filmer pendant la nuit, trop noire pour pouvoir en tirer un film...
L'électricité a été coupée à 18h.
Nous attendions le cyclone vers minuit.

Heureusement pour les habitants de Tamatave, Giovanna a été déviée et la force des vents n'a causé que quelques dégâts minimes.
Malheureusement, Brickaville a été durement touchée et à ce que j'ai pu entendre (je n'en suis donc pas certaine) 80% de la ville a été détruite!

L'électricité a été remise 28 heures après la coupure... Les téléphones Orange ne passent toujours pas. Seuls les puces de Thelma passent.

Une pensée à tous les sinistrés...






Autour de l'enfant malgache...

La population malagasy croit en l'existence d'esprits invisibles qui rôdent autour des vivants et on leur attribue le pouvoir de les terroriser ou de les rendre malades.


Ces esprits se manifesteraient surtout dans l'obscurité et dans la nuit et choisiraient comme proie les enfants, surtout les bébés, êtres fragiles sans défense et influençables.
On croit que les pleurs nocturnes et prolongés des jeunes enfants que les bercements des parents ne parviennent pas à calmer sont dus à leur présence silencieuse et invisible.
A cause de la crainte qu'on éprouve à leur égard, on évite, autant que possible, de sortir les bébés le soir mais si, dans certaines situations inévitables, cela devait se produire, on prend alors la précaution de brûler un objet dégageant une odeur nauséabonde comme des mèches de cheveux ou un bout de caoutchouc ou en corne avant qu'on ne leur fasse franchir le seuil de la maison, car l'odeur en question aurait la vertu de chasser les esprits malveillants.


Eviter de qualifier un enfant de beau, de mignon, serait la meilleure précaution à prendre pour que les esprits rôdeurs se détournent de lui et cherchent d'autres proies ailleurs. 
C'est toujours dans le but de le protéger que serait née la coutume qui veut qu'on lui donne un vilain nom qui est celui d'un animal (chien, rat, maki, chat sauvage, hibou, sanglier...) ou un nom scatologique (excrément, ordure). Ce nom aurait alors le pouvoir d'éloigner de l'enfant ses assaillants invisibles.
Citons à titre d'exemple, le nom Imboasalama (le chien en bonne santé) donné pendant son enfance au futur roi Andrianampoinimerina qui, avec sa soeur Ralesoka, était le rescapé d'une fratrie de 6 enfants, les autres étant décédés en bas âge, car on espérait qu'avec cette parade la mort l'ignorerait.


Autrefois était considéré comme tabou le fait de parer un enfant avec un bijou en or car ce métal précieux, croyait-on, serait très apprécié par les esprits malfaisants qui s'en prendraient alors à celui qui le porte et l'emmèneraient avec eux. On veillait au contraire à ce que l'enfant soit toujours dans un état de saleté repoussante, en le laissant se couvrir de poussière et avec un nez qui coule abondamment, bref de quoi susciter du dégoût, parait-il, chez les esprits qui le verraient. Chez certaines populations de Madagascar, on renforçait ce dispositif de protection de l'enfant en lui badigeonnant la figure avec une pâte de boue blanche et du charbon pour qu'il ait une apparence hideuse, ce qui lui sauverait la vie.


Il existe aussi un autre moyen de protection contre ces esprits indésirables: le feu.
En effet, d'après les croyances populaires, les flammes les chasseraient facilement et ce serait la raison pour laquelle, au retour d'un enterrement, on allume un feu devant le seuil de la maison et par-dessus lequel tout le monde, adultes et enfants, doivent sauter avant de pénétrer à l'intérieur.


Voilà quelques croyances populaires qui sont toujours vivaces jusqu'à nos jours...

Aller-retour sur l'Ile de la Réunion pour un renouvellement de visa...

Ayant suivi mon compagnon qui a un contrat sur Madagascar, mais n'étant pas mariés, je n'ai pu prétendre au regroupement familial.
Sur les conseils de la secrétaire du Consulat de Madagascar à Marseille, j'ai fait une demande de visa affaire qui, selon elle, serait plus facilement renouvelable qu'un simple visa touriste...


Mon visa affaire de moins de 3 mois se terminant à la mi-février, je devais donc quitter le territoire malgache pour pouvoir renouveler ce visa.
Me voici donc partie pour une semaine sur l'île de la Réunion qui nécessite un voyage de 1h45 avec Air Austral de l'aéroport de Tamatave! Ou comment allier l'utile à l'agréable!
Mon dieu qu'il est bon de retrouver de vraies routes, et de vrais magasins!
Aussi à la Réunion, sur les hauteurs, les températures sont fraîches et agréables, chose que j'avais oublié sous la moiteur de Madagascar!


La semaine vite passée, à l'aéroport de St Denis lors de mon enregistrement pour mon retour sur Tamatave, l'hôtesse me demanda mon billet retour pour la France: sans lui, impossible de revenir sur le territoire malgache!Heureusement que je l'avais sur moi!
Après ces formalités me revoilà dans l'avion du retour...avec le stress de me voir refuser mon visa affaire de moins de 3 mois à mon arrivée ou de me voir demander bien plus que les 105,00€ de droit de visa nécessaires à son obtention!
Me voilà donc dans l'aéroport de Tamatave devant le guichet de la Police des Non-résidents..., je donne mon passeport et mon dossier rempli de demande de visa affaire dans une pochette transparente.
La policière a juste regardé mon formulaire de demande avec ma photo, m'a dit 'Il faudra payer.".
J'acquiesce et j'entends "Cela fera 65€."
65€????? Je lui ai fais répéter cette somme 3 fois afin d'être certaine! 
J'ai payé, récupéré mon dossier ainsi que mon passeport puis je me suis dirigée vers les bagages où les employés vous demandent votre numéro de bagage pour que vous puissiez récupérer vos valises...
Ici, pas de tapis roulants, pas de scanner (enfin si, un mais je doute fortement de son état de marche!!)...


Une fois dehors avec toutes mes affaires, je me rends à l'évidence:
J'ai payé mon visa 40€ moins cher que si je l'avais pris directement en France et mon dossier de demande de visa n'a pas du tout été vérifié...ni mon projet, ni même mon casier judiciaire!
Moi qui me faisais du soucis car j'avais dû scanner mon bulletin N°3 en me disant que ce n'était pas réellement l'original et que mon visa pourrait peut-être être refusé à cause de cela! Eh bien je me suis bien fait du soucis pour rien!
Etant donné que mon dossier n'a même pas été pris par la policière, ma prochaine demande de visa est déjà prête, je ne prendrais même pas la peine de changer les dates!!


Et je retrouve ma vie paisible sur Madagascar pour 90 jours....

jeudi 2 février 2012

Découvrir Madagascar....

Sur le boulevard Joffre, une agence de voyage vous permettra d'organiser votre découverte de l'Ile Rouge.


Mme Elianne BLANC, et son équipe, vous accueilleront avec gentillesse et professionnalisme et vous aiguilleront  afin que vous passiez un agréable moment dans la découverte de Madagascar selon vos goûts et vos envies.  


Forte d'une expérience de plus de 20 ans dans le pays, vous pourrez faire confiance à Mme BLANC qui fera en sorte que votre séjour reste parmi vos plus beaux souvenirs de vie...


Pour la contacter, visitez son site:
http://www.elidolysmada.com/index.php


Vous ne serez pas déçu!